{"id":48,"date":"2011-08-11T13:31:02","date_gmt":"2011-08-11T11:31:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jazzconilhac.fr\/?page_id=48"},"modified":"2020-03-10T11:02:30","modified_gmt":"2020-03-10T10:02:30","slug":"autumn-leaves-hubert-beauchamp","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/autumn-leaves-hubert-beauchamp\/","title":{"rendered":"Autumn Leaves &#8211; Hubert Beauchamp"},"content":{"rendered":"<p>\t\t\t\t<![CDATA[\n\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><em><strong>AUTUMN\u00a0 LEAVES<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><\/strong>\u00a0<strong><em>Au commencement \u00e9tait le big-bang et ce fut l\u2019univers. Le d\u00e9but de l\u2019espace et le d\u00e9but du temps. Puis vint le big band, une autre \u00e9nergie concentr\u00e9e\u00a0: ce jour-l\u00e0 Conilhac est n\u00e9 au jazz\u00a0! <\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis vingt ans, dans les Corbi\u00e8res, quand vient le temps des feuilles mortes et des premiers frimas, les pierres commencent \u00e0 swinguer. D\u00e9j\u00e0 la garrigue, certains jours de printemps, a appris \u00e0 danser avec des vents complices\u2026<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Jazz, richesse naturelle de l\u2019Aude\u00a0: le gisement est exploit\u00e9 \u00e0 Conilhac sur le bon tempo. La source ne tarit pas. Et d\u00e9valent comme un torrent les saxos imp\u00e9tueux qui roulent des \u00ab\u00a0r\u00a0\u00bb et des cailloux. <em>Les parfums, les couleurs et les sons se r\u00e9pondent. <\/em>Il y a les big band et les cr\u00e9ateurs d\u2019aujourd\u2019hui, L\u00e9og\u00e9, Adamo, Pagano, 31 et Tuxedo et d\u2019autres. Qui perp\u00e9tuent les ma\u00eetres anciens. Standards immortels et \u0153uvres de demain. Les puissantes machines ellingtoniennes ont souffl\u00e9 l\u2019esprit du swing sur le berceau baign\u00e9 par la Sabatiera, ruisseau paradoxal\u00a0!<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Les riches heures de quelques soir\u00e9es radieuses enflamment toujours des m\u00e9moires chavir\u00e9es\u00a0: Maurice Vander en cong\u00e9 de Nougaro, Pierre Michelot, l\u2019homme contrebasse et Pierre Boussaguet. Michel Bismut et Michel Marre aux accents d\u2019ici. Les pianos color\u00e9s d\u2019Alain Jean-Marie, de Ren\u00e9 Bottlang, celui de Laurent de Wilde.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Johnny Griffin face \u00e0 Olivier T\u00e9mime, petit g\u00e9ant et jeune loup\u00a0: subtilit\u00e9, roublardise contre la fougue ardente d\u2019un Iroquois sur le sentier de la guerre. Dialogue espi\u00e8gle, lutte sans merci\u00a0! Des fous furieux illumin\u00e9s, venus d\u2019Italie\u00a0: Enrico Rava, Antonello Salis, une trompette made in Miles et des <em>fioretti<\/em> parfum\u00e9es et Ricardo del Fra. Richard Galliano, l\u2019\u00e9motion de l\u2019accord\u00e9on orphelin d\u2019un piano. Jimmy Gourley, cool, trop cool\u00a0; Ravi Coltrane trop bref\u2026<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques enchanteurs caressent de leurs baguettes magiques une batterie ensorcel\u00e9e\u00a0: Fran\u00e7ois Laudet, Sangoma Everett. Les jazz manouches, la technique Rosenberg, un Escoud\u00e9 fatigu\u00e9, des Reinhardt en devenir. Tiempo latino\u00a0: Orlando Poleo ou Ernesto Tito Puentes et Omar Sosa dans les eaux cara\u00efbes d\u2019une \u00eele cubaine arros\u00e9e par Keith Jarrett.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous ces jazz m\u00eal\u00e9s, tous les courants du jazz. Bop et rock, middle ou Nouvelle-Orl\u00e9ans. Et les voix enfi\u00e9vr\u00e9es qui saturent l\u2019espace\u00a0: amples, chaudes, rauques\u2026 <em>Oh\u00a0! Lady be good<\/em>. Liz, Sarah, Michelle. Et La Velle, la voix. Une voix qui navigue dans l\u2019archipel de la musique, sur l\u2019oc\u00e9an du jazz \u2013 jolie croisi\u00e8re -, et Spanky, et Nico\u2026<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9blouissements d\u2019un public tout neuf qui n\u2019en revient pas, mais en demandera encore\u00a0: Steve Lacy, sax de l\u00e9gende, au sommet, \u00e9puis\u00e9 mais toujours plus clair, toujours plus libre, \u00e0 l\u2019ombre du Birdland, \u00e0 l\u2019ombre tut\u00e9laire d\u2019un moine bleu. Et aussi Jacky Terrasson ou Beno\u00eet Sourisse. Et Didier Lockwood marquant les dix ans du festival.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Grands moments, moments illustres. Pourtant tout \u00e7a ne serait rien s\u2019il n\u2019y avait l\u2019esprit. L\u2019esprit de Conilhac-du-Plat-Pays c\u2019est autre chose\u00a0: c\u2019est un feeling, une histoire d\u2019amiti\u00e9, de complicit\u00e9. Ici le jazz, en m\u00eame temps qu\u2019il apaise les sentiments, allume des passions. Ici le jazz c\u2019est un grand vin plus que le bourbon, c\u2019est l\u2019automne et le cassoulet, le sens de la f\u00eate et celui du d\u00e9tail, des b\u00e9n\u00e9voles et des partenaires, un projet port\u00e9 par un village tout entier. <em>Just friends.<\/em><\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Alternance de temps forts et de temps faibles, cette balance sans laquelle le jazz n\u2019existerait pas, Conilhac c\u2019est le plaisir, l\u2019\u00e9motion. C\u2019est aussi, le chagrin, la trag\u00e9die dans la tourmente d\u2019une nuit d\u00e9chir\u00e9e o\u00f9 un piano s\u2019est noy\u00e9. C\u2019est Michel Olive, le swing au bout des doigts, emport\u00e9 une nuit d\u2019orage. <em>Over the rainbow<\/em>. Il avait donn\u00e9 l\u2019envie de poursuivre l\u2019aventure\u00a0; \u00e0 cause de lui elle a failli s\u2019arr\u00eater. Mais c\u2019est pour lui qu\u2019elle se prolonge. Le spectacle continue.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec Guy Lafitte, saxophone lyrique et velout\u00e9, il a n\u00e9goci\u00e9 le premier virage du festival. Plus pro, plus pointu\u2026 Il a imagin\u00e9 la Cave \u00e0 Jazz qui porte aujourd\u2019hui son nom. Les grandes joutes y opposent les gens de la nuit qui r\u00e9inventent la nuit. Dialogues fraternels, duels fratricides. Rivaux inconciliables\u2026 r\u00e9concili\u00e9s au dernier chorus.<\/p>\n\n\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Conilhac reconna\u00eet ses fid\u00e8les, ceux des premiers soirs. Ils sont incontournables. Ils s\u2019appellent Calvayrac, L\u00e9og\u00e9, Adamo. Adamo c\u00e9l\u00e9br\u00e9 par des \u00e9l\u00e8ves devenus grands\u00a0: un sommet de trompettes. Le t\u00e9moin est transmis, la rel\u00e8ve assur\u00e9e\u00a0: Ghost Notes, ch\u0153ur embl\u00e9matique men\u00e9 par un de ces enfants du jazz, Nicolas Grauby, et sa <em>singing family<\/em>, jouant de cette note fant\u00f4me qui servira le rythme, Latin Jam, Butterfly, Smoky Joe\u2026 Vincent Calmettes encore et Jean-Michel Cabrol inspir\u00e9, torrent imp\u00e9tueux. Apr\u00e8s MC5, c\u2019est lui que Glenn Ferris choisit pour l\u2019accompagner sur sc\u00e8ne. <em>New Morning<\/em>\u00a0: un nouveau matin se l\u00e8ve qui se prolongera encore sur les soir\u00e9es \u00e9toil\u00e9es des Corbi\u00e8res. L\u00e0 o\u00f9 souffle le jazz dans la nuit bleue de Conilhac. Bleue comme une note\u00a0!<\/p>\n\n\n\n\n<p align=\"right\">\u00a0<strong>Hubert Beauchamp\n<\/strong>texte r\u00e9dig\u00e9 en Novembre 2006 pour la&nbsp;\n20\u00e8me \u00e9dition du festival Jazz Conilhac<\/p>\n\n]]>\t\t<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\t\t\t\t<![CDATA[]]>\t\t&#8230; <\/p>\n<div class=\"read-more navbutton\"><a href=\"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/autumn-leaves-hubert-beauchamp\/\">Lire la suite<i class=\"fa fa-angle-double-right\"><\/i><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/48"}],"collection":[{"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=48"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/48\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3456,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/48\/revisions\/3456"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=48"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}