{"id":3981,"date":"2022-11-01T11:58:10","date_gmt":"2022-11-01T10:58:10","guid":{"rendered":"http:\/\/jazzconilhac.fr\/?p=3981"},"modified":"2022-11-01T11:58:10","modified_gmt":"2022-11-01T10:58:10","slug":"quand-lheure-dhiver-rime-avec-blinker","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/2022\/11\/01\/quand-lheure-dhiver-rime-avec-blinker\/","title":{"rendered":"QUAND L\u2019HEURE D\u2019HIVER RIME AVEC \u00ab\u00a0BLINKER\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c7a donne un ensorcelant cocktail \u00e0 savourer avec \u00e9merveillement, mais uniquement au festival jazz de Conilhac !&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Croyez moi, dans cette salle \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, on se sentait heureux et parfaitement \u00e0 notre place pour cette premi\u00e8re. Les artistes vibraient d\u2019impatience tant ils souhaitaient nous d\u00e9livrer un concert g\u00e9n\u00e9reux, joyeux et plein de bienveillance. Nous serons vite rassur\u00e9s. Ce fut un beau geste d\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Oui mais avant, il fallait bien lancer formellement ce 35<sup>i\u00e8me <\/sup>festival et nous n\u2019\u00e9chappions pas aux traditionnels discours des Officiels.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Encore une fois, ce fut fait avec beaucoup d\u2019humour et d\u2019\u00e9l\u00e9gance avec de\u00e7i del\u00e0 quelques jolies promesses renouvel\u00e9es. J\u2019en veux pour preuve : un travail sur le jazz \u00e0 r\u00e9aliser avec les \u00e9l\u00e8ves des lyc\u00e9es et un projet d\u2019auditorium permettant d\u2019accueillir le plus grand nombre : Bref on discerne &#8211; au travers de ces propositions &#8211; une volont\u00e9 de voir le jazz s\u2019\u00e9manciper. N\u2019est-ce-pas une \u00e9vidence puisqu\u2019il n\u2019appartient \u00e0 aucune g\u00e9n\u00e9ration, que chacun peut donc se l\u2019approprier :&nbsp; homme ou femme, jeune ou plus \u00e2g\u00e9, de couleur, de religion ou d\u2019orientation sexuelle diff\u00e9rente,&nbsp; etc., la musique jazz nous appartient. Termin\u00e9e la veilleuse, termin\u00e9e l\u2019adolescence, dans notre belle r\u00e9gion, le jazz prend la route vers son autonomie.<\/p>\n\n\n\n<p>Merci Madame, Messieurs les Elus, on compte sur vous comme vous pouvez compter sur les b\u00e9n\u00e9voles si chaleureusement salu\u00e9s durant cette soir\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019ailleurs personne ne fut oubli\u00e9 dans les remerciements et tr\u00e8s vite la \u00ab&nbsp;politique&nbsp;\u00bb a c\u00e9d\u00e9 la place au spectacle : Oui, que seraient les cocktails &#8211; de surcro\u00eet des BLINKERS &#8211; sans son cabaret, son ambiance, sa musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Et les BLINKERS, les voil\u00e0 dans la loge \u00e0 faire les cents pas, impatients d\u2019entrer en sc\u00e8ne, v\u00e9rifiant chaque d\u00e9tail\u2026 vestimentaire : le costume \u00e7a va ? Pas terrible mon noeud de cravate\u2026 quelqu\u2019un peut -il m\u2019aider, je voudrais un noeud Windsor, l\u2019\u00e9l\u00e9gance tient\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la salle, nous sommes \u00e0 la f\u00eate, les lumi\u00e8res viennent de s\u2019\u00e9teindre. On sait qu\u2019ils vont entrer en sc\u00e8ne, saxo rutilant, batterie et clavier mobilis\u00e9s et pr\u00eats \u00e0 en d\u00e9coudre avec leurs boss. \u00c7a va swinguer, c\u2019est certain. Sur les 1, 2, 3 des baguettes et les regards des trois complices, la musique s\u2019\u00e9lance, le stress diminue, le jazz s\u2019envole, se d\u00e9ploie, comme un acte symbolique qui fait \u00e9cho aux paroles prononc\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Faut-il les pr\u00e9senter ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Mathieu ALLEMANDOU est le saxophoniste du trio. C\u2019est le dandy du groupe au parfait noeud de cravate, qui remerciera Tatiana GRONTI, sp\u00e9cialiste en la mati\u00e8re, mais pas que\u2026 Oh ! Il&nbsp; chante aussi,<\/li><li>Pierre COSTE \u00e9vite avec maestria les tendinites, car il a su apprivoiser ses baguettes qu\u2019il agite sur sa batterie dans des solos absolument ahurissants,<\/li><li>Thierry OLLE, virtuose du clavier, chemise \u00e0 fleurs (toujours, pourquoi ? Je dirai \u00ab&nbsp;porte bonheur&nbsp;\u00bb), un brin pince sans rire mais toujours g\u00e9n\u00e9reux lorsqu\u2019il s\u2019agit de musique.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Vous les connaissez bien, ils vont nous d\u00e9cliner quelques bons morceaux d\u2019Arnett Cobb, d\u2019Horace Silver, etc\u2026 et un morceau magistral compos\u00e9 par Thierry qui n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 l\u2019intituler \u00ab&nbsp;<em>Renaissance&nbsp;<\/em>\u00bb. N\u2019y voyez l\u00e0 aucune connotation politique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis surprise, apr\u00e8s un morceau chant\u00e9 par Mathieu, c\u2019est la devinette. Soulevant sa gapette et se passant la main sur la t\u00eate au risque de semer la zizanie dans ses cheveux\u2026 qu\u2019il n\u2019a pas, il propose que nous d\u00e9couvrions ce dernier morceau qui semble connu de tous. C\u2019est que le groupe voue une passion sinon \u00e9gale du moins r\u00e9elle pour toute autre forme de musique, am\u00e9ricaine, pop, rock, gospel, etc.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pas simple \u00e0 trouver ce titre, surtout lorsque les arrangements l\u2019\u00e9loignent de sa forme initiale. Finalement BONO et son groupe U2 seront cit\u00e9s. Quant au morceau, il s\u2019agissait : \u00ab&nbsp;<em>I Still Haven&rsquo;t Found What I&rsquo;m Looking For&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Indiff\u00e9remment, ces trois l\u00e0 nous provoquaient avec des solos de batterie, de clavier ou de saxo. Inspir\u00e9s ils l\u2019\u00e9taient dans ce monde qui semblait parall\u00e8le au n\u00f4tre, un monde o\u00f9 le jazz ne fait qu\u2019un avec son interpr\u00e8te. Merci mille fois pour ce moment et merci de nous avoir appris qu\u2019on peut se d\u00e9lecter \u00e0 la fois de jazz et d\u2019autres musiques tout aussi efficacement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 qui va nous permettre d\u2019aborder le son des ann\u00e9es Motown moins timor\u00e9s, voire d\u2019entonner \u00e0 tue-t\u00eate les vieux tubes de la talentueuse Aretha, enfin certains des morceaux les plus connus avec les chanteuses du Natural Woman Band\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Il est temps de faire une petite pause. Salvatrice. Entre l\u2019eau et l\u2019air frais, on se requinque, on se d\u00e9gourdit les jambes, on commente les photos dans le hall et finalement on ach\u00e8te un polar sur le jazz \u00e0 J\u00e9r\u00f4me BAUGUIL &#8211; d\u00e9dicac\u00e9 peu ch\u00e8re. Pour une mordue de lecture, que demander de plus ?<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde partie du programme pardi !<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai tellement \u00e9cout\u00e9 \u00ab&nbsp;ARETHA FRANKLIN&nbsp;\u00bb cette semaine que je m\u2019attendais presque \u00e0 la voir d\u00e9barquer sur la sc\u00e8ne. Entre \u00ab&nbsp;<em>Think<\/em>&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;<em>Freedom<\/em>&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;<em>Respect&nbsp;<\/em>\u00bb, le son des ann\u00e9es sixties envahissait la maison, au risque de d\u00e9ranger un tout petit peu les voisins habitu\u00e9s \u00e0 plus de calme\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Mais que je vous raconte ce concert : Costumes noirs et chemises blanches, l\u2019orchestre s\u2019est install\u00e9 en toute d\u00e9contraction, jouant les premiers accords.&nbsp; 7 musiciens \u00e9clatants sur la sc\u00e8ne, \u00e7a va faire du bruit. Du bon bruit&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Samuel DUMONT, saxophone,<\/li><li>Alain CAZCARRA, Trompette,<\/li><li>Christophe ALLAUX, trombone,<\/li><li>Fr\u00e9d\u00e9ric CHARBONNERY, claviers,<\/li><li>Laurent GILLY, guitare,<\/li><li>Joe KLIMEX, batterie,<\/li><li>Thibault VIGORIE, basse.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>C\u2019est alors qu\u2019apparaissent les deux choristes, dont les voix vont imm\u00e9diatement se joindre aux harmonies orchestrales.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Marianne FRAIZY, choriste soprano<\/li><li>Natacha KANGA, choriste \u00e0 la voix plus grave<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Quelques pas esquiss\u00e9s en rythme par ce premier ensemble et c\u2019est la chanteuse Tatiana GRONTI, dans son bel habit de lumi\u00e8re qui appara\u00eet enfin. Si la chor\u00e9graphie semble quasi millim\u00e9tr\u00e9e, elle reste bon enfant. Vous aviez pari\u00e9 sur les grands standards, certes il y en aura quelques uns, dont l\u2019incontournable \u00ab&nbsp;<em>Natural Woman<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Tatiana GRONTI pr\u00e9f\u00e8re pr\u00e9senter des morceaux plus intimistes de la Queen of the Soul et c\u2019est tout \u00e0 son honneur. Ce qu\u2019elle recherche avant tout, c\u2019est la proximit\u00e9 avec le public. Perch\u00e9e sur ses talons hauts, elle n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 descendre dans la salle, pour la faire danser. Elle est dans le partage. Elle ne louvoie pas, elle tutoie le public, lui rappelant le combat d\u2019Aretha, une f\u00e9ministe de la premi\u00e8re heure qui souhaitait simplement \u00eatre l\u2019\u00e9gale des hommes, des blancs aussi, \u00eatre l\u00e9gitime dans sa passion.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Et cet exemple, on l\u2019a aussi sur la sc\u00e8ne lorsque Marianne FRAIZY prendra le micro pour l\u2019un des&nbsp; standards de la reine de la soul, puis quelques titres plus tard, c\u2019est Natacha KANGA qui partagera avec nous un moment de sa belle voix grave. Mais bien \u00e9videmment le m\u00e9lange des trois sonorit\u00e9s est \u00e0 tomber\u2026 \u00ab&nbsp; <em>You\u2019re all I need to get bye&nbsp;<\/em>\u00bb une merveille, \u00ab&nbsp;<em>Chain of falls<\/em>&nbsp;\u00bb un enchantement !<\/p>\n\n\n\n<p>Trois grandes voix pour 7 musiciens \u00e9clatants sur la sc\u00e8ne. Inutile de vous dire que c\u2019\u00e9tait un r\u00e9gal ce moment partag\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Notamment lorsque le geste fut joint \u00e0 la parole : \u00ab&nbsp;comme \u00e0 la maison&nbsp;\u00bb&nbsp; dira Tatiana qui en fin de concert &#8211; au moment du rappel &#8211; se d\u00e9chaussera tout simplement et descendra son micro de quelques bons centim\u00e8tres. \u00ab&nbsp;Oui, je suis petite, et alors&nbsp;\u00bb : N\u2019est pas Diva qui veut ! &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La musique de l\u2019\u00e2me n\u2019a nul besoin d\u2019artifice, elle rassemble le chant et la musique dans leur plus simple appareil, c\u2019est encore ce qu\u2019il y a de plus foisonnant, voil\u00e0 c\u2019est \u00e7a \u00ab&nbsp;<em>Freedom<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Merci au NATURAL WOMAN BAND : Cet enthousiasme, cette gentillesse, cette simplicit\u00e9 sous couvert d\u2019un vrai professionnalisme ouvrent des perspectives plut\u00f4t r\u00e9jouissantes quant \u00e0 cette trente cinqui\u00e8me \u00e9dition du Festival Jazz.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A Conilhac, vous ne pourrez rater aucune des informations qui entourent cette manifestation, programmes et photos sont partout \u00e0 la mairie et \u00e0 la m\u00e9diath\u00e8que et sachez que les places se rar\u00e9fient, alors vite, vite, il faut se d\u00e9cider.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dominique MONTEREAU<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c7a donne un ensorcelant cocktail \u00e0 savourer avec \u00e9merveillement, mais uniquement au festival jazz de Conilhac !&nbsp; Croyez moi, dans cette salle \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, on se sentait heureux et parfaitement \u00e0&#8230; <\/p>\n<div class=\"read-more navbutton\"><a href=\"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/2022\/11\/01\/quand-lheure-dhiver-rime-avec-blinker\/\">Lire la suite<i class=\"fa fa-angle-double-right\"><\/i><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3981"}],"collection":[{"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3981"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3981\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3982,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3981\/revisions\/3982"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3981"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3981"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jazzconilhac.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3981"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}